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Titre :Discours du Président Carnot à Lyon
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Carnot, Marie François Sadi
Interprète(s) :Duparc
Fichier audio :Cliquez pour écouter
Photo(s) :Photo
Support d'enregistrement :Cylindre
Format :Standard (enregistrement acoustique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :Pathé
Numéro de catalogue :3000
Numéro de matrice :27995
Instruments :Diction
Couleur de la pâte :noir moulé
État :abon, fêlé
Vitesse (tours/minute) :156
Matériel employé au transfert :Archéophone
Date du transfert :17-12-2001
Commentaires :Discours d'homme politique lu par un comédien, Duparc déclame ici en anonyme. Sadi Carnot, président de la République
Texte du contenu :Discours du président Carnot à Lyon, 24 juin 1894

Monsieur le maire

J'ai contracté en 1888, vis-à-vis de votre belle cité, une dette de reconnaissance que j'avais à cœur d'acquitter avant de toucher au terme de la mission qui m'a été confiée, il y aura bientôt sept ans, par les représentants du pays. La République traversait alors une période critique de son histoire. (Marques d'assentiment.)

[...]
Tous ses adversaires déclarés ou masqués
se donnaient la main pour ébranler nos libres
institutions. Le suffrage universel se
laissait surprendre. A la veille des glorieux
centenaires de la Révolution française, & la
veille de l'Exposition universelle, le doute,
l'inquiétude se glissaient dans les âmes.


(Version Zonophone) :
La vaillante population lyonnaise n'a pas un instant faibli, et comme le gardien de la Constitution j'ai voulu lui apporter le témoignage de son dévouement et de sa foi dans les destinées de la République, qui a trouvé chez elle un accueil dont, pour nous, le souvenir restera ineffaçable.

(version Pathé) :
La vaillante population lyonnaise n'a pas un instant faibli, et quand le gardien de la Constitution est venu lui apporter le témoignage de son dévouement et de sa foi dans les destinées de la République, il a trouvé chez elle un accueil dont, pour lui, le souvenir restera ineffaçable.

[applaudissements enthousiastes]

Le spectacle de cette démocratie laborieuse,
déjouant tous les pièges, affirmant sa confiance
dans les institutions du pays et demandant
le progrés à leur développement régulier,
a mis en pleine lumière l'impuissance des
ennemis de la république et apporté le plus
précieux encouragement aux efforts de ses
défenseurs.
[Applaudissements répétés.]


[...]

Que la cité lyonnaise et le département du Rhône reçoivent ici notre cordial et patriotique remerciement. (Nouveaux applaudissements.) En octobre 1888, nous donnions au commerce et à l'industrie de cette ruche admirable rendez-vous à Paris pour la joute courtoise qui devait s'engager, à six mois de là, entre les travailleurs du monde entier.
Fidèles au rendez-vous, ils ont porté dans les galeries du Champ-de-Mars, avec leur noble devise "Honneur et Conscience" des merveilles qui ont largement contribué au rayonnant éclat de l'Exposition française. [Chaleureux applaudissements]

[...]

Si le pays vous a dû alors une bonne part
de sa gloire industrielle, il est une autre manifestation
lyonnaise qui, dans des circonstances
plus récentes, a fait battre les cœurs
dans la France entière à l'unisson des vôtres.
L'écho n'en est pas encore éteint et, en parcourant
les avenues de votre cité, j'ai retrouvé
aujourd'hui l'union des couleurs de deux
grands peuples dont la cordiale étreinte est
une garante pour la paix du monde.
(Applaudissements enthousiastes.)

Vos fêtes de l'année dernière ont continué
celles de Paris et sont venues resserrer entre
les deux cités ces liens de sympathie dont
tout à l'heure, Monsieur le maire, vous marquiez
si justement les bienfaisants effets. Le
concours libéral de la capitale ne pouvait
manquer à sa sœur lyonnaise, à son émule
en activité féconde et en patriotisme.
(Applaudissements.)


Dans l'entreprise grandiose qu'aujourd'hui votre courage et votre dévouement ont su mener à bien, vous êtes suivis par l'intérêt attentif du pays entier, et c'est avec une vive émotion et une joie profonde que je passai, il y a quelques heures, cette superbe revue de vos forces industrielles et commerciales. Au nom du gouvernement de la
République, j'applaudis à votre succès et je porte a la ville de Lyon les remerciements de la France.


Le concours de tous les efforts, l'accord, la
collaboration de tous les enfants de la cité
vous ont assuré ce succès et vous ont permis
d'élever ce monument splendide à la gloire
du travail et du génie français. (Applaudissements.)
C'est un noble et salutaire exemple
qui ne sera pas perdu.


(version zonophone) :
Dans notre chère France, il n'est plus de partis, un seul coeur bat dans toutes les poitrines, quand l'honneur, quand la sécurité, quand les droits de la patrie sont en cause. (Salves d'applaudissements.) L'union de tous ses enfants ne saurait davantage lui faire défaut pour assurer la marche incessante vers le progrès et la justice
dont il lui appartient de donner l'exemple au monde.
[Nouvelles salves d'applaudissements.]


Je bois a la prospérité de la vaillante ville de Lyon et du département du Rhône.


Ce discours a été salué par des salves d'ap-
plaudissements qui se sont prolongés pendant
plusieurs minutes, et par les cris unanimes et
enthousiastes de: « Vive Carnot! Vive la République !

C'est après ce discours, en quittant le palais du Commerce pour
se rendra au théâtre que le Président Sadi Carnot
a été poignardé.


Aucun autre transfert audio du même document, aucune face associée

Permalien : http://www.phonobase.org/1759.html

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