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Titre :Rigolard et pleurnichard
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Delormel, Lucien ; Garnier, Léon
Interprète(s) :Charlus [Defer, Louis-Napoléon]
Fichier audio :
Photo(s) :Photo
Support d'enregistrement :Disque
Format :29 cm saphir etched (enregistrement acoustique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :Phrynis
Numéro de catalogue :S1011
Instruments :monologue
Vitesse (tours/minute) :78
Matériel employé au transfert :Numark TT500USB, pointe 1,7ET sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar X, declick, decrackle, dehiss
Date du transfert :25-03-2022
Commentaires :Texte du contenu ci-dessous.
Texte du contenu :Rigolard et pleurnichard

Création : Polin (1892 à l'Alcazar d’Été) - reprises : Charley (1896 à Ba-ta-clan), Constantin le Rieur, Bravo (1903), Grisard (1904), Charlus (1911-1912), Germain Landry

Paroles et musique : Lucien Delormel, Léon Garnier - Éditeur : Répertoire Moderne (1892)


On trouvera ci-dessous dans l'ordre les versions de :
Polin, Grisard, Charlus, et M. Bravo.

Polin :

C' matin, je rencontre Pleurnichard. En m' voyant, i' tire son mouchoir, se tamponne les yeux en m' disant :
- Ah ! ah ! mon pauvre vieux, va, ah ! j'ai vraiment pas d' chance, je viens d' perdre ma belle-mère, mon pauvre vieux, elle m'a laissé soixante mille francs, mon pauvre vieux, oui. Avec c't argent-là, j'ai ach'té des obligations à lot, mon numéro est sorti et j'ai gagné cent mille francs ! Quand j' pense que j'aurais pu gagner l' lot d' cinq cent mille. Et pour comble de déveine, mon vieux, en sortant, j' trouve un paquet sur le trottoir, c'était dix mille francs en billets d' banque épinglés ensemble, mon pauvr' vieux, oui. Au r'voir, ma vieille. Ah ! plains-moi, va, j' vais toucher mes coupons, mon pauvre vieux.
Alors, je quitte mon ami Pleurnichard et je tombe dans les bras d' mon ami Rigolard.
- Tiens, te voilà, t'as toujours la goutte ? oui, moi, elle me quitte pas, mon vieux. Ah ! Il m'en arrive une bien bonne, va. Figure-toi qu' l'autre jour, en m' rasant, je m' suis coupé la moitié du nez et je m' tordais tant qu'en lâchant mon rasoir qui en tombant m' tranche le gros doigt du pied, mon vieux, oui. Et en m' gondolant, j' veux r'mettre les morceaux en place mais je m' trompe et j' m'applique le doigt d' pied sur le nez et l' bout d' mon nez sur le doigt d' pied, oui. C'était crevant ! Ça fait qu'à présent, quand j' veux m' faire les pieds, je m' taille le nez et quand j' veux m' moucher, j' suis obligé de m' déchausser. Quand j'embrasse ma femme, je lui colle mon doigt d' pied sur la figure et il m'est poussé un cor au pied sur le nez et j'ai attrapé un rhume de cerveau au pied. C' qui fait que lorsque j' vais chez l' pédicure, i' m' lime le piton et que j' suis obligé de l'ver la jambe quand j' veux éternuer. C'en est à mourir de rire, mon vieux, j'en crèverai à force de m' tordre. Adieu, ma vieille, tu viendras à mon enterr'ment, hein, ah ! c' qu'on va rigoler c' jour-là ! Au r'voir, ma vieille, au r'voir, ma pauvre vieille


Grisard :

J'ai deux bons amis que j'admire, c'est Rigolard et Pleurnichard. Si l' premier passe sa vie à rire, l'autre passe sa vie à pleurnicher.
Ce matin, je rencontre Pleurnichard. En m' voyant, i' tire son mouchoir, il se tamponne les yeux en m' disant :
- Mon pauvre vieux, j' n'ai vraiment pas d' chance, non, j' viens d' perdre ma belle-mère, oui, et elle m'a laissé soixante mille francs, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! Avec c't argent-là, j'ai ach'té un bon d' l'exposition, mon numéro est sorti et j'ai gagné cent mille francs ! Quand j' pense que j'aurais pu gagner l' lot d' cinq cent mille. Et pour comble de malheur, en sortant, j' trouve un paquet sur le trottoir, c'était dix mille francs en billets d' banque épinglés ensemble. Tu penses si j'ai pleuré en pensant que c't argent-là appartenait p't-être à un pauvre malheureux comme moi ! Aussi j'ai porté l'épingle qui les attachait chez l' commissaire et personne n'est v'nu la réclamer, c'est-y d' la gigne ! Au r'voir, au r'voir, mon pauvre vieux, au r'voir, va, j' vas toucher mes rentes...
Je quitte Pleurnichard et j' tombe dans les bras d' Rigolard.
- Tiens, te voilà, toi ! Ah ben, tu sais, ah ben, il m'en arrive une bien bonne. Figure-toi qu' l'autre jour, en m' rasant, je m' suis coupé l' nez, je m' tordais tell'ment qu' j'ai lâché mon rasoir qui en tombant m'a tranché le gros doigt d' pied et en m' gondolant, v'là que j' veux r'mettre les morceaux en place, je m' trompe... ah non, écoute ça, c'est crevant : j' colle mon doigt d' pied à la place de mon nez et mon nez à la place du doigt d' pied, c' qui fait qu' quand j' veux m' moucher, j' suis obligé de m' déchausser. Et quand j'embrasse ma femme, c'est mon doigt d' pied que j' lui mets sur la figure et... et quand on m' cherche déraison, que j' veux coller mon pied quéqu' part, eh bien, penses-tu, c'est mon nez que j' leur mets dans l' ... . Parfait'ment, oui, oui, oui, oui, oui


Charlus sur cylindre Pathé :

J'ai deux bons amis que j'admire, c'est Rigolard et Pleurnichard. Le premier passe sa vie à rire et le s'cond pleure comme un vieux riflard.
Ce matin, je rencontre Pleurnichard. En m' voyant, il tire son mouchoir, se tamponne les yeux et me dit :
- Ah ! mon pauvre vieux, j'ai vraiment pas d' chance, tiens, je viens de perdre ma belle-mère, elle m'a laissé soixante mille francs ! Avec c't argent, j'ai ach'té des obligations, mon numéro est sorti, j'ai gagné cent mille francs mais quand j' pense que j'aurais pu gagner le lot d' cinq cent mille, c'est-y d' la guigne, ça ! Allons, au r'voir, mon pauvre vieux, plains-moi, va, j' suis pas veinard. J' m'en vais toucher mes coupons, tiens, j' profite de [..?..]
Je quitte mon ami Pleurnichard et je tombe dans les bras de mon ami Rigolard.
- Tiens, te voilà, toi ! T'as toujours la goutte donc, eh ben, moi, elle ne m' quitte pas. Ah ! il m'en arrive une bien bonne. Figure-toi qu' l'autre jour, en m' rasant, je m' suis coupé la moitié du nez, je m' tordais tell'ment qu' je lâche mon rasoir qui en tombant me tranche le gros doigt d' pied. En m' gondolant, je veux remettre les morceaux en place mais je m' trompe, je m'applique le doigt d' pied sur le nez et l' bout d' mon nez sur le doigt d' pied ! C'est crevant ! Ça fait qu'à présent, quand j' veux m' faire les pieds, je m' taille le nez et quand j' veux m' moucher, je suis obligé d' me déchausser. Quand j'embrasse ma femme, je lui colle mon doigt d' pied dans la figure. Il m'est poussé un cor au pied sur le nez et j'ai attrapé un rhume de cerveau au pied. Ça fait qu' lorsque j' vais chez l' pédicure, il me lime le piton et j' suis obligé d' lever la jambe quand j' veux éternuer. Ah la la lala, c'est à mourir de rire, j'en crèverai à force de m' tordre. Allons, adieu, hein, tu viendras à mon enterr'ment, hein dis, ah ! c' que nous rigol'rons c' jour-là !

Bravo :

Je possède deux amis. L'un pleure tout l' temps, l'autre, au contraire, rit tout l' temps.
Voici l' premier, Pleurnichard :
- Oh, bonjour, mon vieux Siméon, si tu savais c' qui vient d' m'arriver ! Imagine-toi, j' viens d' perdre ma belle-mère et cette brave femme en mourant m'a laissé soixante-quinze mille francs
- Eh ben, tu n'es pas content ?
- Oh non ! parce qu'avec cet argent j'ai ach'té des obligations à lot et j'ai gagné l' lot d' cent mille francs
- Eh ben, tu n'es pas content encore ?
- Mais non, mon vieux, avec le même numéro j'aurais pu en gagner cinq cent mille, c'est une déveine ! Ainsi, l'autre jour, je m' promène dans la rue et j' trouve un paquet et c'était dix billets d' mille attachés avec une épingle. Oh ! j' pleure encore en pensant qu' cet argent pouvait appartenir à un malheureux alors, moi, j'ai apporté l'épingle chez l' commissaire mais personne n'est venu la réclamer. Enfin, mon vieux, j' te dis, oh, j'ai vraiment d' la déveine. Au r'voir, mon vieux.

Alors, en quittant Pleurnichard, je m' suis jeté en plein dans les bras d' Rigolard.
Voici Rigolard :
- Bonjour, mon vieux. Ah ! si tu savais c' qui m'est arrivé dernièr'ment. Imagine-toi qu' j'étais en train d' me raser bien tranquill'ment quand pan ! voilà qu'on frappe à ma porte alors voilà que je me r'tourne pour ouvrir et je m' coupe le nez. Tu m' vois épaté avec mon nez d'une main et mon rasoir de l'autre. Dans mon épat'ment, j' lâche mon rasoir qui, en tombant, m' coupe le gros doigt d' pied. Alors, moi, immédiat'ment, j' veux r'mettre les morceaux en place et je m' trompe : je m' mets l' doigt d' pied sur le nez , le nez sur l' doigt d' pied, ça fait qu' maint'nant, eh bien, quand j' suis enrhumé du cerveau, eh bien, pour m' moucher, y faut qu' je m' déchausse ? Et puis il m'est venu des cors au pied sur le nez. Tu vois d'ici la tête du pédicure ! Ainsi, dernièr'ment, je m' tordais comme un imbécile, v'là qu' j' tombe en bas, je m' suis cassé trois côtes, l' méd'cin est v'nu, il m'a dit : Mon vieux, vous en avez pour trois heures. Enfin, si j' meurs, tu viendras à mon enterr'ment, tu verras c' qu'on rigol'ra ! Au r'voir, mon vieux !




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