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Titre :Récit fantastique, monologue
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Guichard, Louis
Interprète(s) :Lejal, Victor
Fichier audio :
Photo(s) :Photo
Support d'enregistrement :Disque
Format :19 cm aiguille (enregistrement acoustique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :Odeon International talking machine Co.m.b.H.
Numéro de catalogue :6110
Numéro de matrice :P741
Date de l'enregistrement :1904-08-xx
Instruments :monologue
État :rough start
Vitesse (tours/minute) :85,8
Matériel employé au transfert :Garrard 401, SME 3012, pointe 2,8ET sur Stanton, Elberg MD12 : courbe flat, passe-bas 5kHz, Cedar X declick, decrackle, dehiss
Date du transfert :22-07-2014
Commentaires :Texte du contenu ci-dessous. Contenu à tiroirs, sur l'air de nombreux titres connus, du répertoire de l'opéra et de l'opéra-comique. Bon exemple de ce que chacun connaissait sans doute en 1900. Cf. en particulier Un Monsieur bien informé. Voir aussi : Art culinaire, ode au gramophone, muet mélomane, conquête facile, conversation musicale, un drame à Falaise, rondeau populaire (Dranem)
Texte du contenu :Récit fantastique, monologue, enregistré par Victor Lejal, disque Odéon (1905). À écouter sur http://www.phonobase.org/9782.html

On m'a conté la semaine dernière,
Sous le sceau du plus grand secret,
Un récit extraordinaire :
Le voici, mais soyez discret.
Un jour, le docteur Faust, un ancien chirurgien major qui soupirait la nuit après la Dame Blanche qu'il avait entrevu comme un éclair dans un songe d'une nuit d'été, fit appeler Robert le Diable. Celui-ci lui promit la vigueur et la jeunesse du jeune Henri. Faust, après avoir avalé les Pilules du Diable et s'être fait raser de frais par le Barbier de Séville, s'en alla courtiser la jolie fille de Perth dont il demanda le cœur et la main. Mais Rigoletto, qui veillait sur l'honneur de sa Mascotte, s'écria : « Non ! Fuis ma fille ! Fuis ces amours du Diable ! Car les Huguenots ne peuvent épouser une Juive ! » À ces mots, Faust dépité s'en alla. Mais, en traversant le Pré aux clercs, il aperçut Mignon, la Périchole et Esmeralda dansant au son de la Flûte enchantée, devant Charles VI, le Nouveau seigneur du village, lequel venait d'épouser Lucie de Lamermoor, reine de Chypre, qui était encore parée des Diamants de la couronne.

En voyant cette union, le Trouvère s'écrie : « Ah ! Ben non ! moi, si j'étais roi, j'aimerais mieux Gillette de Narbonne ou la Grande duchesse de Gerlostein ! Et avec elle, je crois que ça ne serait pas un Rêve. » Tout à coup, apparaissent des Brigands, ayant à leur tête Zampa et Fra Diavolo qui s'emparent de Lakmé et la Juive et du Caïd, lequel venait de faire d'Haydée la Favorite du Calife de Bagdad. Faust se Sigurd (oh, pardon ! qu'est ce que je dis moi ? ), se figure que tout est perdu, lorsque surviennent les Mousquetaires de la reine et les Dragons de Villars conduits par le Cid monté sur le Cheval de bronze, et guidés par la Fille du régiment déguisée en Domino noir. Alors tous en choeur procèdent à l'Enlèvement au sérail, et emmènent Aïda. Bientôt, l'africaine revient de Jérusalem délivrée et reprend le chemin de sa Patrie, montée sur la Mule de Pédro conduite par le Postillon de Longjumeau. Pendant ce temps là, Martha, la fiancée à qui le Prophète venait d'annoncer la mort d'Hérodiade, rentre dans son Châlet, en célébrant les Noces de Jeannette au son des Cloches de Corneville, et les époux vont faire un Voyage dans la Lune pour fêter leur premier jour de bonheur.

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Récit fantastique, scène avec parlé, créée par Lejal à l'Eldorado. Paroles de L. Guichard, musique de Del-Guichard. Éditée par les Répertoires réunis, Maurel, éditeur, 1, passage de l'Industrie, Paris.

On m'a conté la s'main' dernière / Sous le sceau du plus grand secret,
Un récit extraordinaire / Le voici, mais soyez discret.
Parlé – Pour commencer, je dois vous prévenir que je suis un grand amateur de théâtre, et je vous prie de m'excuser si, par mégarde, il se glisse dans mon récit les noms de quelques pièces que j'ai vu jouer un peu partout. Du reste, voici la chose... La scène se passe sur les bords de la Seine, dans un petit pays qui s'appelle Larampe. Un jour Nos bons Villageois votaient pour Le Député de Bombignac, lequel était le maître de forges qui fit le tour du monde en 80 jours avec Miss Helyett, la femme de Jonathan, une espèce de Madame Sans-Gêne, s'il en fut, qui devint sa Maîtresse légitime à la suite de ce Voyage d'agrément, mais craignant qu'une fois parmi nos Députés, son amant ne se Dora la pilule et ne la lâchat pour épouser une Princesse lointaine, pour faire échouer sa candidature, elle fit répandre le bruit par des Cabotins de la politique que Joséphine vendue par ses sœurs était enfermée par les ordres du Maître de forges dans un des Sept châteaux du Diable d'où elle ne devait sortir que pour épouser le Petit Duc, qui se trouvait à cette époque dans la période de l'Âge difficile.

En apprenant ça, les paysans s'en furent requérir les Mousquetaires du Couvent de Sainte-Fraya, où ils étaient en train de faire Rip... aille avec des Effrontées et des Gigolettes, et, pour ne pas être les Dindons de la farce, les paysans emmenèrent Lohengrin qui passait par la Closerie des Genêts. Lohengrin s'arrête près des fossés du château. Il fait Otello qui les remplissait et, à l'aide de sa Flûte enchantée, il découvre Joséphine inanimée dans la Case de l'oncle Tom. Les paysans s'élancèrent à son secours, mais Lohengrin s'écria : que personne Nitouche ! C'est la femme à papa ! Il ordonna à François les Bas-bleus, son Valet de cœur, de courir et de ramener le Médecin malgré lui. Tout à coup, Joséphine revint à elle, et partit d'un Éclat de rire : Sauvée ! La v'là qui rit ! S'écria Lohengrin ! Puis il ajouta : Maintenant, ma Petite Demoiselle, au nom du Grand Mogol, je te fais Princesse des Canaries, accepte le Coeur et la main du Fils de la Nuit et prenons le Courrier de Lyon pour faire un Voyage en Suisse, fuir le Monde où l'on s'ennuie et vivre ainsi ensemble au Pays de l'or où se trouve le trésor des Radjahs.

Mais Joséphine, qui n'avait pas l'trac, parce qu'elle avait été au Lycée de Jeunes filles, lui répondit : Mais c'est un Mariage forcé que vous me proposez là ? Je refuse ! Inutile d'aller chercher l'Abbé Constantin pour nous donner la Bénédiction nuptiale. Je n'aime pas les Faux Bonshommes ! Je ne suis pas l'Aventurière que vous croyez et vos manières Étrangères seraient, j'en suis certaine, le Supplice d'une femme... Celui que j'aime, c'est le Petit Duc, un descendant de Chilpéric qui est en ce moment au Régiment où, comme Champignol malgré lui, il fait ses 28 jours ; il est plus Mignon que vous, et aussi vrai que je m'appelle Joséphine Gismonda, surnommée la Roussotte, je vais m'engager comme Vivandière, et puisque les 28 Jours de Clairette ont été autorisés, ce sera mon tour de faire les miens, je suis prête pour cette Mission délicate. Ce fut le coup de l'Assommoir pour Lohengrin : il en conçut un Dépit amoureux tellement grand qu'il en partit, comme l'Étourdi de Molière, retrouver Falstaff et l'Ami Fritz pour leur conter ses peines. Et Joséphine, en Femme savante, restait fière en songeant qu'elle sera la femme du Prétendant au trône d'Écosse et que son fiancé mettrait au besoin Sabre au clair pour la Patrie et pour le Drapeau et qu'ainsi que la Reine de Saba elle portera royalement le Collier de la Reine, puisqu'elle possède toutes les qualités Pour la Couronne !

Si ça vous sembl' pas ordinaire
Et si vous croyez que je mens,
Vous pouvez, pour vous satisfaire,
Aller de suite aux renseignements.


Permalien : http://www.phonobase.org/9782.html

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